Elle est sous le patronage de Notre-Dame et de son premier évêque Corentin. La tradition rapporte qu'en témoignage de foi, celui-ci choisit le "martyr vert", la solitude érémitique sur les pentes incultes du Ménez Hom. L'eucharistie assurait sa subsistance. Ce que symboliquement représente le récit légendaire : chaque jour il prélevait une part du poisson de sa fontaine qu'il retrouvait intact le lendemain. La même vie latine rapporte que Gradlon, roi de ces terres, vint le prier d'être le pasteur de sa cité, Kemper au confluent de l'Odet et du Ster, faisant de lui un des fondateurs des diocèses de Bretagne entre le Vème et le VIIème siècle.
Sur le site d'édifices antérieurs des IX ème et XI ème siècles, sa construction fut décidée en 1239 par l'évêque Rainaud, chancelier ducal de Pierre de Dreux, venu d'Ile de France. C'est le temps du gothique rayonnant, celui des chantiers où se reconstruisent Chartres, Reims ou Amiens. L'entreprise ambitieuse de Quimper part du Chœur qui incorpore à son chevet la chapelle extérieure de Notre-Dame de la Victoire. Elle est freinée par les misères du XIVème siècle, guerres de successions et épidémies, où s'édifie seulement le collatéral sud.