Avec le Concordat, l'Eglise cicatrise ses plaies et restaure la cathédrale. Des évêques bâtisseurs s'y emploient, font tailler les gardes corps des galeries hautes de la nef et du chœur, restés en plan. Mgr Graveran, gagné aux reconstitutions de Viollet Le Duc, fait reprendre par Bigot le projet amorcé sous Claude de Rohan de dresser sur les tours, alors coiffées de capuchons de plomb, des flèches de granit ; il obtient des diocésains la contribution d'un sous annuel durant cinq ans. A l'intérieur, ses deux successeurs poursuivent cette œuvre reconstructrice, non sans refléter le goût quelque peu systématique de ce temps, où l'on supprime les retables et recouvre de patine ou brou de noix les couleurs des enduits et des bois, et où se recrée un décor médiéval, aux vitraux à médaillons historiés et au mobilier néo-gothique. Ils font aussi appel à Yan Dargent pour illustrer les murs des chapelles de scènes tirées de l'évangile et de la légende dorée.