Sur la place du Palais, s’élevait autrefois le palais de l’Ombrière,
construit au début du Xe siècle par les ducs de Guyenne (Aquitaine).
Au milieu du XIIIe siècle, le vieux château fut remplacé
par un nouveau palais qui faisait face à la Garonne.
C’était un vaste édifice flanqué de deux tours rondes : l’une celle du Sud, s’appela le tour du roi,
parce qu’elle était réservées aux rois d’Angleterre, celle du Nord fut appelée
la tour de l’Arbalesteyre, parce qu’il y était adossé une caserne où logeaient les arbalétriers royaux.
Après la bataille de Castillon, le roi de France Charles VII y mit un gouverneur militaire.
Sous Louis XI, il devint le siège du parlement de Bordeaux. Le palais de l’Ombrière brûla en 1597.
Henri IV aida la ville à le rebâtir sur un nouveau plan, un violent incendie se déclara en 1704.
Après la suppression du parlement de Bordeaux en 1790,
l’amirauté continua à siéger dans le palais de l’Ombrière,
jusqu’à l’installation du tribunal de commerce, en septembre 1792.
Le palais de l’Ombrière a été démoli en 1800, lorsque l’on a ouvert
« la rue du palais de l’Ombrière ».
Voici comment la place du Palais a trouvé l'origine de son nom qui fut d'abord
"Plassa de l'Umbryra", puis "place de l'Ombrière" et enfin "place du Palais" dès le XVIIIe siècle.
Durant la Révolution elle s'est appelée "place Brutus" en référence au palais Brutus
qui avait usage de prison, ensuite gardera son nom de : place du Palais.