• Photo du Moulin de Rairé en Vendée

     

     

     

    La préférence du meunier maraîchin va vers les vents dominants de secteur ouest à nord-ouest que les gents du pays désignent respectivement sous le nom de « salaï » et « norois ». Ils sont doux, réguliers. Le moulin « ronronne » deoucement au rythme du tic-tac du babillard.

     

    En revanche, le farinier se méfie toujours des rafales de sud-ouest, nées dans le Golfe de Gascogne, impétueuses, chargées de pluies et parfois annonciatrices de tempêtes. Ces bourrasques sont mauvaises pour le moulin qui gémit, craque de tous ses engrenages.

     

    Il maudit également ces vents de terre (nord-est à sud-est), secs, continentaux, inconstants, appelés « vents du haut », souvent accompagnés d’un ciel clair durant trois, six, voir neuf jours ; un vent traître qui brûle les blés et provoque des tourbillons de poussière (les « vayles du vent »). La meule s’affole puis s’endort presque aussitôt. Pas de répit pour le meunier !

     

    Finalement, il lui reste peu de temps pour dormir. Avec 200 à 250 jours de vent par an en moyenne, il a fort à faire. Quand le vent cesse de souffler, il en profite pour changer les alluchons fatigués ou pour rhabiller les meules afin d’avoir toujours une mouture de qualité.

     


    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :