• Photo du Moulin de Rairé à Sallertaine

     

     

     

    Quatre blanches demoiselles (les ailes)

     

     A l’origine, la toile de lin

     

    Issu des techniques de construction navale, c’est tout naturellement avec de solides voiles de lin que le moulin de Rairé fut « habillé ». La comparaison ne s’arrête pas là puisque le travail du meunier ressemblait beaucoup à celui des hardis gabiers d’autrefois qui bravaient le gros temps pour hisser la grand’voile. En effet, devant satisfaire sa clientèle en profitant des moindres journées de vent, celui-ci doit grimper sur chaque aile, en s’appuyant sur les « râteaux » emmanchés dans la vergue, pour déployer sa toile. Opération dangereuse qui nécessite beaucoup d’agilité et d’habileté : à plus de 10 mètres de hauteur, il s’agit de manœuvrer avec prudence, surtout quand le temps humide rend les barreaux glissants et alourdit encore la toile grise. L’entoilage achevé, le meunier pourra lâcher le frein de bois, mâchoire en orme ou en cerisier, qui enserre le grand rouet, empêchant le moulin de tourner. Selon l’humeur des vents, l’homme remontera plusieurs fois par jour.

     


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