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    Le mercredi 20 novembre 1996, une violente tempête s'abat sur le Golfe de Gascogne... 

    Sous un ciel d'encre, pris dans une mer déchaînée.

    Un chalutier en perdition dérive entre les rochers, ballotté dans des creux de 5 à 7 mètres 

    et se rapproche inexorablement des plages de Biarritz. 

    Le Frans Hals venait de Mourmansk en Russie, 

    Chalutier-usine de plus de 4000 tonnes. 

    Il était remorqué depuis les mers polaires à destination de Bilbao,

    pour y être vendu à la ferraille. 

    La rupture brutale d'un câble de remorque en décide autrement. 

    Privé de gouvernail et poussé par de fortes rafales de près de 40 nœuds, 

    le vieux brise-glace de 103 mètres de long avec 4 marins à son bord

    finit par s'échouer sur la plage Miramar. 

    Dès le petit jour, c'est un flot ininterrompu de badauds qui vient découvrir cet hôte envahissant. 

    Une grande question se pose alors : 

    Comment faire disparaître l'épave ? 

     

     

    Les autorités mettent rapidement en place une cellule d'urgence. 

    Les experts étudient la position du bateau, 

    les conditions météorologiques et géographiques. 

    Ils décident de profiter des grandes marées de la mi-décembre pour renflouer le navire. 

    Les préparatifs s'accélèrent : pompage et assainissement de l'épave, 

    repérages des fonds et de la future trajectoire, mise en place des points d'ancrage, 

    positionnement des 13 tonnes de chaînes, mise sous pression des ballasts, 

    soudures et renforcement de la coque... 

    Enfin, arrivent de Brest,

    les remorqueurs Abeille Flandre, Abeille Supporteur et Abeille Picardie 

    chargés d'exercer les 350 tonnes de traction nécessaires au renflouage. 

     

      

    La manœuvre est prévue pour le vendredi 13 décembre 1996. 

    Quelques heures auparavant, 

    des bulldozers creusent encore pour libérer le navire de sa gangue de sable. 

    A 5 h du matin, l'opération d'une haute technicité est lancée. 

    Sous une nuit claire et une mer d'huile, les spectateurs très nombreux attendent le dénouement. 

    A bord du Frans Hals, les marins sont à leur poste, ainsi que les équipages des remorqueurs, 

    des bâtiments de la Marine nationale et des hélicoptères, 

    au total plus de 100 hommes accompagnent la manœuvre. 

    A 6 h 50 précises, le chalutier pivote enfin,

    se met dans l'axe des remorqueurs et s'enfonce dans la nuit 

    A midi, au-dessus de la fosse marine de Capbreton, prenant l'eau de toute part, 

    le Frans Hals est océanisé. 

    Il laisse derrière lui l'ultime souvenir de cette dérive insolite. 

    Son hélice !!

     


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    L'autre rocher de Biarritz, après la plus connu le rocher de la Vierge,

    c'est le rocher du Basta.

    Il est situé entre la Grande Plage et le vieux port,

    il est relié à la terre ferme par un petit pont.

     

     

     


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